sam. Jan 1st, 2022
    TON Surf, Free TON, Meetup

    TON Surf est le portefeuille le plus populaire parmi les détenteurs de TON Crystals (plus que 30.000 utilisateurs actifs). Naturellement, il est aussi celui dont on discute le plus dans la communauté TON. Par le biais de cette rencontre, l’équipe de développeurs a souhaité lancer une discussion avec les utilisateurs, sous la forme de questions-réponses.

    La rencontre a été menée sous la direction d’Eugène Teslov, propriétaire de la marque, et a réuni l’équipe de développeurs de TON Surf.

    Ordre du jour

    Evgueni : Dans la communauté et sur les différents canaux, des questions sont systématiquement posées au sujet de Surf. Nous avons donc pris la décision de rassembler toute notre équipe une fois par mois afin de répondre auxdites questions.

    La quasi-totalité de l’équipe a été rassemblée, qui travaille au quotidien pour faire marcher l’application. Ce sont les membres de cette équipe qui sont les responsables des erreurs perçues pas les utilisateurs. Mais, je le répète, ce sont des personnes qui travaillent énormément pour que Surf représente la meilleur expérience d’interaction avec la blockchain. C’est une petite équipe de supers héros, prêts à endosser la responsabilité de leur travail et à répondre à vos questions.

    Pourquoi Surf n’est-il pas en Open Source ?

    Evgueni : Comme déjà indiqué, notre équipe n’est pas grande. Ce qui présente à la fois des avantages et des inconvénients. Il faut comprendre ce qu’est l’Open Source. Mettre Surf Open Source signifierait que nous devrions mettre pratiquement de côté l’ensemble de notre travail actuel, sur une période d’au minimum deux mois, pour nous consacrer à la préparation de la sortie de l’Open Source.

    Mais cela ne s’arrêterait pas à cette première action car l’Open Source implique également, une fois le produit ouvert, de réaliser un travail de maintenance. Ce qui signifie qu’au lieu de développer de nouvelles fonctionnalités et de corriger les erreurs, nous devrions alors maintenir l’Open source.

    Cependant, nous sommes en train d’avancer dans cette direction. Nous avons déjà quelques branches de développement et il me semble que le premier élément à apparaître en Open Source sera probablement le DeBot browser qui se trouve à l’intérieur de Surf.

    Anton est la personne sur qui repose le travail des autres membres de l’équipe. Il est notre leader technique, responsable de ce qui se passe « sous le capot ».

    Anton : Le DeBot browser contient la logique métier qui se situe en dehors de la partie consacrée au service, et est fermement lié à l’interface utilisateur ainsi qu’à l’employabilité de Surf. C’est pourquoi nous devrons le séparer ou, tout du moins, mettre une partie du DeBot browser à part, pour que les clients puissent l’utiliser à la manière de tonos-cli. Mais ce n’est pas tout : avec cela, il faut aussi offrir aux clients une bonne employabilité du browser.

    Pour ce faire, nous travaillons tous à la préparation du détachement du browser de Surf qui sera placé dans un service séparé, afin d’optimiser son code et de le mettre en Open Source. En précisant que les fragments du code sont code assez grands, de l’ordre de 20 à 30 % de Surf lui-même.

    Evgueni : C’est pourquoi nous avons décidé de séparer et de publier chaque partie isolément les unes des autres, pour avancer vers l’Open Source complet.

    L’implantation de l’identification du visage dans TON Surf est-elle envisagée ?

    Anton : Elle est déjà présente dans Surf. En effet, l’identification du visage est utilisée quand la biométrie est activée. On peut d’ailleurs tester cette option : là où vous entrez votre code PIN, la connexion avec l’empreinte digitale ou par identification du visage est disponible.

    Si des fonctionnalités ne fonctionnent pas chez vous, écrivez-nous via le groupe de test beta à l’adresse : sur Telegram.

    Un blocage biométrique sera-t-il utilisé ? Ou à défaut, un autre système de protection complémentaire ?

    Anton : Concernant la protection complémentaire, une carte est en développement actif qui deviendra un moyen complémentaire de protection des donnés présentes dans Surf.

    Pourquoi Surf ne fonctionne-t-il pas avec le DeBot browser reposant sur la signature du multisig ?

    Nikita : En ce moment, il fonctionne.

    Evgueni : J’ajouterais quelque chose à propos des DeBots. Avec Nikita, nous terminons le travail sur le staking-DeBot, qui simplifiera davantage le staking dans absolument tous les DePools du réseau.

    De plus, nous allons également perfectionner, clarifier et stabiliser le DeBot du multisig. Pour l’instant, il fonctionne, même s’il a parfois des limites.

    Si vous rencontrez des erreurs, merci de nous en informer à l’adresse : https://t.me/betasurf et sur : https://t.me/freetondebots.

    Un DeNS (Decentralized Domain name system) d’Auqual sera-t-il réalisé ?

    Evgueni : Nous sommes en train d’examiner différentes solutions. Il faudra donc simplement attendre un peu.

    Anton : En tout cas, l’une des solutions de DeNS sera intégrée dans Surf. Nous en avons déjà discuté. Mais pour le moment, nous n’avons aucune idée du choix sur lequel nous nous accorderons.

    Pourquoi un utilisateur ordinaire peut-il avoir besoin de la carte ?

    Anna : La carte de sécurité est le deuxième facteur de protection en deux étapes. De la même façon que vous pouvez paramétrer l’accès à votre espace client après avoir confirmé par téléphone, les données vous permettant d’accéder à ce dernier, la carte de sécurité permettra d’éviter un problème au cas où votre appareil tomberait entre les mains d’un malfaiteur. Ainsi, les escrocs ne pourront pas faire sortir l’argent de votre portefeuille sans avoir déposé la carte de sécurité, à côté de votre téléphone.

    Evgueni : Il faut regarder la carte plus largement. Tout comme les DeBots, il s’agit d’un outil que l’on peut utiliser de manière différente.

    Par exemple, vous pouvez créer un portefeuille sur lequel il y aura un certain nombre de tokens, y attacher la carte et la transmettre tout simplement en tant que support physique à un tiers. Autrement dit, vous pouvez transmettre les moyens, ainsi que le droit de gérer votre portefeuille, à un tiers via la carte.

    Vous pouvez aussi l’utiliser en tant qu’outil de sécurité ou en tant qu’outil de signature rapide.

    C’est également un élément d’interaction avec les autres appareils, par le biais duquel la carte joue le rôle de clé physique.

    Le nombre de façons dont vous pouvez utiliser cette carte est immense. Et il est certain que les solutions les plus intéressantes prendront naissance au sein de la communauté.

    Vous devez regarder la carte en tant qu’objet pouvant signer les messages et qui, en cela, vous permet de faire pratiquement tout !

    En ajoutant que pour développer une nouvelle façon d’utilisation la carte, il suffit d’écrire un petit DeBot.

    Nikita : Nous ferons tout pour qu’il soit facile d’utiliser cette carte dans les DeBots et d’inventer autant de nouvelles applications que nécessaire.

    Combien coûtera la carte de sécurité ? Au cours des rencontres précédentes, il était question du prix de 25€

    Evgueni : Je pense qu’il n’y aura pas de grande différence avec le prix annoncé. Nous voulons présenter la carte en tant qu’outil particulièrement accessible.

    Au cours de la prochaine rencontre, j’espère qu’Andreï sera présent. Ainsi, vous pourrez lui poser toutes les questions possibles concernant la carte.

    Qu’est-ce qu’il manque encore au TON Surf ? Et que planifiez-vous de faire pour étonner tout le monde ?

    Evgueni : Nous n’allons pas tout vous révéler maintenant puisque nous sommes justement en train de planifier l’avenir. Mais je dirais seulement deux mots : True NFT.

    Le support d’Ethereum est-il nécessaire sur Surf ?

    Une précision : Avant toute chose, il est nécessaire de préciser que notre but n’est pas d’aller quelque part, mais simplement d’ouvrir Surf, pour pouvoir envoyer des Ethereums à soi-même à l’adresse supportée par Surf, et de les échanger tout simplement contre Surf. Autrement dit, il est question d’utiliser le modèle du pont implanté dans le portefeuille. Au sein d’un tel régime, il me semble que Rust Wallet fonctionne bien car il supporte plusieurs réseaux et qu’il permet de transmettre les tokens de deux côtés. Il est donc possible de faire de Surf, une sorte de porte pour ceux désirant abandonner les autres blockchains et rejoindre Surf.

    Autre précision : Sachant que le nombre de tokens sera augmenté avec le temps, ça serait génial.

    Encore une précision : Enfin, cette question concerne surtout la partie technique de l’équipe de Surf. Mais trois questions se posent : quel est l’avis des programmeurs ? Dans quelle mesure la tâche est-elle compliquée ? N’est-elle pas à ce point complexe qu’il semble inutile de l’envisager même en théorie ?

    Anton : En réalité, ce n’est pas tellement compliqué. Il s’agit plutôt d’un choix à faire tant au de la bourse qu’au niveau de la façon de travailler. L’intégration de toutes les solutions qui permettront un échange ne pose pas de problème en soi. Le problème est surtout de choisir un pont qui convienne, ce qui revient à dire une bourse utilisable avec Surf. Techniquement, il n’y a aucune difficulté, en dehors de l’absence de solutions existantes pour le moment.

    Evgueni : En effet, l’idée est très bonne. Nous étudions l’expérience vécue avec l’utilisation des autres blockchains, des tokens ainsi que les questions financières. Mais à ce jour, les solutions existantes ne nous conviennent pas. Plus précisément, une partie de ces solutions ne nous convient pas idéologiquement (à cause d’exigences concernant les données personnelles etc.)

    Il importe de préciser que nous avons acheté Ethereum en bourse, mais cette bourse ne supporte pas TON Crystal. Nous n’envoyons les données à notre adresse qu’à partir de cette bourse et seulement dans le cadre de Surf. Mais à l’intérieur de Surf, nous avons la possibilité d’échanger avec Ethereum.

    Anton : C’est bien la façon dont les bourses travaillent. Il faut trouver une proposition d’échange avec un cours acceptable, prendre ses TON Crystals et les envoyer à l’entreprise qui nous enverra un Ethereum. C’est ça le travail de la bourse. Mais ici, cela relève de questions juridiques.

    Est-il possible de réaliser un bouton « sortir du stake » plus convenable ?

    Evgueni : Oui, dans l’avenir, nous allons revoir le staking en totalité.

    Quand sera lancée la page de renvoi dans laquelle un nouvel utilisateur peut lire pendant deux minutes « à quoi sert et comment utiliser un staking » ?

    Evgueni : La page de renvoi est déjà en développement. On y expliquera ce qu’est un staking en général et comment il fonctionne dans le DeBot de staking de Surf. Ce projet sera lancé très bientôt.

    Y a-t-il des projets en cours visant à agrandir l’écosystème de Surf, par exemple via une extension pour Chrome ?

    Anton : Tous est prêt pour cela, y compris au niveau technique.

    Evgueni : Pour mieux expliquer les choses : même si nous avons déjà des solutions, nous ne voulons pas lancer ces solutions si les informations concernant ces dernières risquent de passer inaperçues.

    Idéalement, le lancement d’un nouveau DeBot pour staking dans Surf devra se faire en même temps que la page de renvoi et ce, en adéquation avec le service du support de ce service. C’est pourquoi, nous passerons en temps et en heure, à la présentation parfaitement vérifiée de toutes les solutions existantes et futures.

    J’ajoute que tout ce dont nous venons de parler est prévu pour l’année 2021.

    Comment savoir quelles adresses de DeBots sont recommandées par Surf ?

    Evgueni : Initialement, les adresses de DeBots recommandées étaient celles des DeBots de TON Labs, car ils ont été vérifiés.

    Nous avons organisé un concours concernant les DeBots existants, pour choisir les DeBots à ajouter à ceux déjà recommandés. Mais en pratique, cela ne s’est pas passé. De ce fait, vous pouvez nous adresser des adresses de DeBots et nous les examinerons afin de déterminer s’il convient, ou non, de les recommander.

    La décision consistant à recommander ou non un DeBot relève-t-elle de l’équipe de TON Surf ?

    Evgueni : Pour l’instant, nous n’avons pas de DeNS. De ce fait, nous ne pouvons pas déterminer quels DeBots sont utilisés le plus souvent par la communauté.

    Notre but est avant tout de comprendre ce que la communauté utilise le plus souvent, afin de l’automatiser et de le présenter. Cela se fera probablement dès que nous aurons un DeNS et le catalogue allant avec.

    Ce que l’on trouve actuellement dans Surf, c’est la possibilité d’utiliser les DeBots dont nous connaissons l’existence. Toutefois, nous avons élargi les fonctionnalités. Désormais, l’on peut ajouter des DeBots dans les favoris, et ce, afin que les utilisateurs puissent toujours avoir ces favoris « sous la main ». Par ce biais, vous pouvez donc collecter votre propre catalogue.

    De ce fait, il me semble que, tôt ou tard, il y aura une discussion sur la mécanique de vérification des DeBots.

    À ce jour, quelles adresses de DeBots sont-elles recommandées par Surf ?

    Evgueni : Staking-DeBot de Surf. Entrez dans le menu des DeBots, cliquez sur votre avatar et regardez les détails de ce DeBot. Il y a un QR-code à l’intérieur, l’adresse et une possibilité de partager l’adresse de ce DeBot.

    Y aura-t-il un support utilisateur multi-comptes et la liste des transactions pour une période donnée, triées en fonction de la source ?

    Dimitri : Oui, cela est cours de préparation. Mais pour l’instant, NFT est notre priorité. Nous nous occupons donc, en premier lieu, de NFT. Puis, dans un deuxième temps, nous nous pencherons sur les multi-comptes.

    Evgueni : À ce stade, nous nous occupons d’approches différentes de la simple présentation d’informations. Mais prochainement, prendra naissance l’intégration de premières données statistiques ainsi que l’analytique de ces dernières.

    Pourquoi le staking est-il seulement 3 % ?

    Evgueni : Cette question ne relève pas de notre compétence. Nous travaillons avec la blockchain Free TON. C’est exactement le pourcentage assuré par le réseau. Par voie de conséquence, c’est aussi le pourcentage des validateurs et du smart contrats DePool.

    Le pourcentage est dynamique : il s’agit d’un pourcentage garanti pour absolument tous les DePools se situant à l’intérieur du réseau. Nous sommes entre 5.6 et 3.4, selon un round.

    Combien coûtera la création de 70 millions de NFT pour chaque habitant d’Ukraine ?

    Evgueni : Dans une semaine, vous pourrez tenter de calculer combien de gaz sera dépensé pour la création d’un NTF-token selon sa taille (en déterminant, par exemple, s’il y aura besoin de joindre ou non des images) et multiplier le résultat par la quantité. En effet, tout dépend d’un use case.

    Je ne me prononcerai pas sur les chiffres exacts mais selon notre calcul, un NFT, y compris lorsqu’on y ajoute les médias associés, coûte assez peu cher.

    Aura-t-il une possibilité d’échanger Surf contre WTON ?

    Evgueni : Oui, tôt ou tard.

    En ce qui concerne Surf, nous examinons constamment l’utilisation réelle qui n’est pas toujours liée aux opérations financières.

    Existe-t-il un projet d’intégration de Surf à l’interface du Gouvernement ?

    Précision de l’audience : DevEx SubGovernance juste vient de discuter de cette question. L’idée est, en premier lieu, de programmer un DeBot permettant aux Internautes de s’inscrire aux concours. Sur cette idée, nous allons mettre en place un concours. Après cela, nous pourrons créer un DeBot qui permettra aux gens de voter et d’évaluer les propositions.

    Evgueni : Oui, c’est une excellente idée !

    Est-il possible de créer à l’intérieur de Surf, un DAO (Decentralized autonomous organizations) qui pourra émettre ses tokens ?

    Evgueni : Oui, via un DeBot correspondant.

    Conclusion

    Evgueni : Cette première rencontre a été spontanée. Par la suite, nous allons nous retrouver une fois par mois. Nous réfléchissons également à l’idée de mettre en place une rencontre dans laquelle sera utilisée la langue anglaise. Donc, sachez que tous les mois, vous avez la possibilité de poser n’importe quelle question, même les plus insidieuses, auxquelles nous essayerons de répondre en détail.

    En précisant toutefois qu’il est toujours très compliqué de répondre à la question : « Quand se fera tel ou tel projet » !

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